Le mot de L'autrice

« Partout où l'Histoire se tait, j'ai imaginé. Partout où elle parle, je l'ai suivie. »

MOT DE L’AUTRICE 

L’aventure du Sang du Dragon n’a pas commencé avec Le Sang du Dragon. 

Elle a commencé en 2023, lorsque j’ai écrit Légendes Urbex  

Le Château de Tergnée. Je m’étais alors plongée dans l’histoire de la famille Batthyány, qui posséda jadis ce château en Belgique.

Et dans ce récit apparaissaient déjà, le temps de quelques pages, un homme et une femme : Vlad et Erzsébet. 

Quelques pages seulement. 

Mais j’ai su, à cet instant, qu’un jour je leur donnerais toute la place. 

Vlad III me fascine depuis longtemps. L’Histoire a retenu le prince guerrier, l’homme que l’on craignait, celui dont le nom a traversé les siècles enveloppé de légendes.

On a beaucoup écrit sur sa cruauté. On a beaucoup cherché à l’expliquer.

Moi, je me suis toujours demandé qui se tenait derrière la légende. Car une réputation n’est pas un homme. 

L’Histoire lui connaît une première épouse, antérieure à celle que les chroniques ont nommée.

Elle n’a pas retenu son nom. Elle ne dit pas s’il l’aima. Elle dit seulement qu’elle lui donna un fils. 

Cette femme a pourtant existé. 

J’ai voulu croire qu’il l’aima. Et qu’elle s’appelait Erzsébet. 

C’est ainsi qu’est née mon Erzsébet. 

Une femme d’une intelligence rare, passionnée d’alchimie, incapable d’accepter ce que les autres tiennent pour acquis.

Pour elle comme pour Vlad, la mort n’est pas une fatalité. C’est un problème. Et un problème, cela se résout. 

Au fil des années, leur lien a pris dans le roman une place que je n’avais pas prévue. 

J’ai découvert un Vlad capable d’un attachement profond, prêt à protéger les siens et à souffrir pour eux,

et pourtant froid, exigeant, presque toujours incapable de dire ce qu’il ressent.

 J’ai découvert une Erzsébet courageuse et inépuisable, 

prête à tout pour ceux qu’elle aime :

à s’éloigner de son fils pour le sauver, à se battre pour Vlad quand on le lui arrache, à continuer d’avancer malgré les deuils qui jalonnent sa vie. 

Ils ne se sont pas aimés comme on tombe amoureux. 

Ils se sont reconnus. 

J’ai pleuré en écrivant certaines de ces pages. Pour lui. Pour elle.

À force d’avoir vécu près d’eux durant toutes ces années, ils avaient cessé d’être de simples personnages. 

Ce livre est né d’une conviction : derrière la légende de Vlad III, il y avait un homme.

Et à ses côtés, j’ai imaginé une femme capable de lui tenir tête, de le comprendre, et de l’aimer jusqu’au bout. 

Partout où l’Histoire se tait, j’ai imaginé. Partout où elle parle, je l’ai suivie. 

 

Voici leur histoire. 

Erzsébet, la femme du Dragon -  premier tome du Sang du Dragon. 

Mikaela Georgio